Disparition de Lina : ce que l’on sait sur la voiture où son ADN a été retrouvé

L’affaire Lina connaît un nouveau développement crucial. L’ADN de l’adolescente, disparue en septembre dernier en Alsace, a été retrouvé dans un véhicule. Voici les informations connues à ce sujet.
Un nouveau tournant dans l’affaire Lina. En septembre 2023, la jeune fille avait disparu de manière mystérieuse dans le Bas-Rhin, en Alsace. Le vendredi 26 juillet, une découverte importante est venue bouleverser l’enquête. Yolande Renzi, procureure de la République de Strasbourg, a confirmé que l’ADN de l’adolescente avait été détecté dans une voiture. « L’ADN de Lina a été découvert dans un véhicule situé dans le sud de la France », a déclaré une source proche du dossier à l’AFP, le samedi 27 juillet. D’après cette même source, aucune arrestation ni garde à vue n’a encore eu lieu.
Le véhicule en question, qui avait été volé, était activement recherché par les enquêteurs. Initialement, ils pensaient que le véhicule se trouvait à proximité du lieu de disparition de Lina. Suite à cette découverte, la voiture a été envoyée à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale pour des analyses plus approfondies. C’est grâce à ces analyses que la présence de Lina à l’intérieur du véhicule a pu être confirmée, ainsi que le passage du véhicule dans la zone de disparition le jour des faits. « Les investigations se poursuivent afin de déterminer les circonstances dans lesquelles elle est montée dans ce véhicule », a précisé la procureure.
Cette découverte relance l’enquête et redonne espoir à la famille de Lina
« C’est une avancée majeure », a déclaré Maître Matthieu Airoldi, avocat de Fanny Groll, la mère de Lina, à l’AFP ce samedi 27 juillet. Pour les enquêteurs, mais surtout pour les proches de l’adolescente, cette découverte fait renaître l’espoir. « C’est un espoir de retrouver Lina, mais il reste tant de questions : où, quand, comment… », a souligné Marylène Correia, avocate d’Olivier Delsarte, le père de Lina. Elle a ajouté : « Cette avancée est indéniable, mais dans l’esprit de Monsieur Delsarte, il subsiste encore beaucoup d’interrogations. »
Bien que l’espoir soit ravivé, la piste criminelle n’a pas été écartée. « La cellule d’enquête reste active, avec une vingtaine d’enquêteurs qui continuent de travailler avec une grande détermination, explorant méthodiquement toutes les pistes », ont insisté des membres de la gendarmerie nationale. Bien que cette découverte relance l’enquête, de nombreuses questions et incertitudes demeurent…